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mardi 16 août 2022

La voie de l’oiseau

À la fois journal intime, carnet de voyage, récit initiatique et roman d’aventures, ce livre vous dévoile le destin exceptionnel d’une jeune fille déterminée à réaliser son rêve d’enfance.
De la France à l’Amérique du Sud en passant par l’Afrique, son combat pour la préservation de la forêt amazonienne l’obligera à se défaire des chaînes du passé afin de trouver sa voie. Déchirée entre les forces du bien et du mal, elle n’aura de cesse de braver tous les dangers pour mener à bien sa mission, guidée par les messages délivrés par de mystérieux rêves. Malgré les doutes et les épreuves, l’espoir la portera jusqu’à l’accomplissement de sa destinée.
La voie de l’oiseau
Marie Nocenti & Carlen Zia 2022

Merci à Marie Nocenti.

Quand l’autrice de ce roman est venue me proposer de lire son livre, j’ai immédiatement dit oui. J’avais déjà lu un de ses livres, le magnifique Au-delà des collines, et j’avais aimé sa plume simple qui nous emmenait dans un autre monde, son monde. Alors, je savais que j’aimerais forcément ce titre.

Ce fut le cas, cette histoire est tout aussi magique. On suit Chris, de son enfance à sa « libération », ce moment où l’oiseau prend enfin son envol après tant de tentatives évincées par tellement de souffrance. Ce texte va vous faire passer par tous les états : vous serez étonné, agacé, pressé, perplexe, énervé, impatient, ébahi, intrigué, ébloui. Pas forcément dans cet ordre, car je ne veux pas divulgâcher l'histoire, mais en tout cas vous y ressentirez tout ça.

Ce texte est magnifiquement écrit. J’ai retrouvé la plume de l’autrice et j’ai aimé sa prose et ses lignes. Et il y a plutôt intérêt, car ce texte est un poil long. Vous m’entendrez rarement dire cela, j’ai toujours tendance à en demander plus, et là j’ai trouvé qu’il était bien proportionné, mais un peu trop long ; on aurait pu couper quelques parties concernant l’enfance qui, même si elles permettent de contextualiser le personnage de Chris, m’ont un peu ennuyée et ont ralenti mon arrivée dans l’aventure la plus excitante du personnage. Tout ce qui lui est arrivé est tellement fou qu’après coup je réalise que j’aurais voulu arriver à ces passages plus vite. Bon, ce n’est que mon avis, et j’ai tout aimé quand même, alors…

J’ai bien accroché avec Chris tout de suite, même si je l’ai trouvée parfois agaçante. Elle a des idées tellement tranchées qu’il faut savoir apprivoiser son personnage. Il faut sympathiser avec elle, en somme… Mais cela finit forcément par arriver, car elle est tellement attachante et incroyable. Tout ce qu’elle a vécu et entrepris est un véritable rêve, un voyage dingue et même une aventure fantastique touchant du doigt le paranormal. J’ai adoré ce petit oiseau qui m’a semblé si frêle et fragile, et qui finalement s’envole pour vivre une vie extraordinaire.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment aimé ce texte et vous le conseille vivement. En plus, si vous le lisez, vous aurez droit à un petit caméo de l’autrice, c’est rigolo !

dimanche 6 décembre 2020

Au-delà des collines

2036. Un virus inconnu déferle sur la Terre. Plus virulent qu’Ebola, plus mortel que la Grippe Espagnole, plus contagieux que le Covid-19, il plonge le monde entier dans le chaos.
Mary, une jeune femme rescapée, tente de survivre à la pandémie en ralliant l’ouest des États-Unis dans l’espoir de trouver une communauté épargnée par la sauvagerie humaine.
Faisant face à de multiples mauvaises rencontres, fusillades et attaques d’animaux sauvages, elle n’aura de cesse d’affronter les multiples dangers sur son chemin afin d’atteindre son but…
Au-delà des collines
Marie Nocenti 2020

Merci à SimPlement et à IS Édition.

Comme toujours avec cet éditeur, j’ai eu affaire à un petit bijou. Cette histoire peut sembler banale à la lecture du résumé. Un énième roman parlant de pandémie mondiale, dans lequel les êtres humains doivent survivre envers et contre tout ! J’en ai lu. Beaucoup. Je vais en relire, car j’adore. Mais lui, il sort clairement du lot. Car il présente la vie après, d’une manière à la fois terre-à-terre, terrible et poétique.

Dans ce texte, Mary, médecin et enceinte, se retrouve infectée par le virus, une sorte de fièvre hémorragique. Elle perd son bébé mais survit. Simplement, autour d’elle, il n’y a que des morts. Ses amis, sa famille. Elle a tout perdu. Alors, elle part. Et c’est une aventure incroyable qui l’attend. De l’amour, des rires, de la joie, des amis, une nouvelle famille. Mais aussi de la peur, de l’action. La vie, tout simplement.

C’est une épopée, une quête… un voyage, un road trip qui nous emmène dans les Black Hills, aux côtés de personnages que l’on apprend à tous aimer. Ils ont de belles personnalités, des valeurs, et l’on ne peut que leur souhaiter le meilleur. C’est avec énormément de plaisir que j’ai apprécié Jack, Paul, Storm, ou encore la petite Laura qui m’a fait craquer.

J’ai trouvé cette façon de traiter l’après-virus très simple et poétique. On n’en parle quasiment pas. La vie continue, on doit s’adapter en attendant des jours meilleurs. Et l’entraide et l’amour qui se dégagent des personnages donnent presque envie de connaître des gens avec une telle grandeur d’âme.

À noter que ce texte n’a pas été écrit suite à la pandémie de la Covid-19. Marie Nocenti a écrit ce texte il y a un peu plus de dix ans, après celle du H1N1. C’est amusant qu’il soit publié en ce moment, dans ce contexte si particulier. Mais il ne se perd pas dans la foule des livres post-Covid. Pour l’instant, il est même l’un des plus beaux que j’ai lus sur le sujet !